Archives par mot-clé : mécénat

Publication – I cardinali protettori delle corone e le arti in età moderna (É. Corswarem & A. Mora)

Corswarem É. et Mora A. (dir.), I cardinali protettori delle corone e le arti in età moderna, Rome, Viella, 2026, 308 p., 32€ (9791254698976)

Ce volume examine les pratiques de mécénat des cardinaux protecteurs des couronnes à l’époque moderne. Il explore les modalités selon lesquelles la protection des arts, des artistes et des musiciens s’articule avec le statut et les fonctions de ces cardinaux, à la croisée — parfois conflictuelle — de leur fidélité à la cour pontificale et de la défense des intérêts d’une ou de plusieurs couronnes.

Adoptant une perspective interdisciplinaire à l’intersection de l’histoire sociale et culturelle, et de l’histoire de l’art, de la musique et du spectacle, les contributions, conçues comme autant d’études de cas, contribuent à renouveler l’analyse du mécénat des cardinaux protecteurs des couronnes, en l’inscrivant dans la complexité des strates identitaires qui les définissent ainsi que dans les réseaux politiques, culturels et sociaux qu’ils investissent, à Rome comme à l’échelle européenne.

En se départant de la catégorie historiographique du « cardinal amateur d’art et de musique », une autre lecture du mécénat émerge, envisagée comme un art de la médiation entre différentes fidélités et comme un instrument de construction du pouvoir, apte à agir sur les espaces urbains, les institutions, les pratiques rituelles et les réseaux de relations.

Ce volume contient les contributions (par ordre alphabétique) de Fannie Caron-Roy, Émilie Corswarem, Valeria De Lucca, Bernard Dompnier, Irene Fosi, Cecilia Mazzetti di Pietralata, Stefano Lorenzetti, Chiara Pelliccia, Aldo Roma, Jean Sénié et Alessandro Serra.

Émilie Corswarem est maître de recherches du F.R.S.-FNRS et membre de Transitions.

Aldo Roma est ancien post-doctorant à l’Université de Liège. Il est actuellement assegnista di ricerca à l’Università Roma Tre et enseigne le Discipline dello spettacolo à la Sapienza Università di Roma.

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Journées d’études – Les cardinaux protecteurs de couronne et les arts à l’époque moderne. Réflexions sur un mécénat singulier

Academia Belgica (Rome), les 6 et 7 décembre 2022

Ces deux journées d’étude inaugurent le projet « De l’exercice d’un pouvoir culturel. Le mécénat musical des cardinaux protecteurs de couronne à Rome au Seicento » (FRS-FNRS/ULiège, 2022-2024).

Rassemblant les spécialistes de ce champ d’étude, elles visent à présenter les grandes questions autour desquelles s’articule la recherche, dans l’objectif de mettre à jour les traits singuliers du mécénat exercé par le cardinal protecteur de couronne.

Organistation : Michela Berti, Émilie Corswarem (FRS-FNRS/Université de Liège) et Aldo Roma (FRS-FNRS/Université de Liège).

Entrée libre mais réservation souhaitée

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Conférence – L’Italie et la musique de la noblesse à l’époque baroque. Une approche historique et anthropologique du mécénat, par Jorge Morales

Conférence organisée par l’Académie Royale de Belgique à l’Université de Liège (salle académique), mardi 6 décembre à 18h30

Entre la Renaissance et le Baroque, l’art musical se renouvelle en profondeur : des objets sonores inouïs apparaissent et se développent en Italie et sont à l’origine de l’essor de répertoires et styles musicaux nouveaux. Ce moment de grandes transformations est aussi une période d’intensification des singularisations individuelles et sociales dans laquelle les personnages nobles (princes, prélats, diplomates), à travers l’exercice du mécénat, ont joué un rôle décisif dans l’évolution de l’écoute et de l’expérience musicales. Grâce à son pouvoir expressif de représentation, la musique est partie prenante de la structuration de la société des princes, elle est un fait symbolique-social total. La question de la fonction symbolique de la musique dans le contexte du mécénat nobiliaire est toujours d’actualité ainsi que le montrent les différents travaux et débats à ce sujet depuis les années 1980.

Comprendre le lien que la musique entretien avec le spectacle, le rituel et la fête, le sens anthropologique des rapports entre musiciens et mécènes ainsi que les conséquences socio-culturelles des pratiques musicales, nécessite que l’on considère les phénomènes musicaux comme des formes symboliques spécifiques et que l’on s’intéresse à leurs rapports avec l’organisation sociale et politique nobiliaire.

Cette conférence s’inscrit dans une perspective anthropologique et sémiologique du fait musical qu’elle cherchera à approfondir à travers différentes études de cas. Elle insistera sur le caractère multiforme et fluide des réseaux d’interactions entre mécènes et musiciens afin de donner une lecture plus large et plus souple des systèmes sociaux et des significations des productions symboliques qui constituent le monde sonore de la noblesse dans l’Italie de cette époque. Une telle approche globalisante cherche ainsi à montrer que la musique est un fait culturel symbolique singulier et universel.

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