Archives par mot-clé : XVIe siècle

Call for papers – The Alamire Manuscripts: Past, Present, and Future

Dates: Apr. 28-30 2027

Please send titles and abstracts for consideration to Brett Kostrzewski by 15 October 2026 (brett.kostrzewski@kuleuven.be)

The dozens of elegant music books and fragments known collectively as the ‘Alamire manuscripts’ comprise one of the most important and well-known corpora of musical sources from the first half of the sixteenth century.

Nearly thirty years have elapsed since the exhibition and conference that gave rise to The Treasury of Petrus Alamire (ed. Herbert Kellman; Ludion, 1999), a fundamental publication that was the first to bring all the known manuscripts together, synthesized the latest research, and which remains the starting point for work conducted on any and all of the Alamire manuscripts.

In the decades since the publication of the Treasury, research on the Alamire manuscripts has proceeded apace, greatly aided by the availability of high-resolution images of the corpus via the Integrated Database for Early Music. This conference brings together the latest work on these manuscripts, taking stock of recent scholarly developments as well as laying the groundwork for future research, especially in light of new digital-analytical tools.

On 28 and 29 April, the conference will take place at the Alamire Foundation, on the grounds of historic Park Abbey in Leuven, simultaneously with the polyphony festival Voices of Passion 2027On 30 April, the conference will convene at the Royal Library of Belgium in Brussels for a private exhibition of the Alamire choirbooks in that collection.

Programme and Registration

Registration will open upon announcement of the programme.

Presentations are expected to be in-person, but the conference will be streamed online. The conference fee for in-person participation is €60 (not including dinner). The conference fee will be waived for KU Leuven students/staff. Online attendance is free of charge.

Call for Papers

This conference aims to assemble a wide range of scholarship that touches on any and all aspects of the Alamire manuscripts, including but not limited to:

  • Historiography of the manuscripts and their study, before and since 1999
  • ‘Museum-ification’ and ‘canonization’ of these luxury musical sources
  • Material characteristics of individual or groups of Alamire manuscripts
  • Paleographical observations and concerns
  • Art-historical study of illuminations in the manuscripts
  • Repertoire, transmission, and performance
  • Patronage, personages, and devotional aspects
  • The role of technology—in their production, preservation, and study today and in the future

Conference Committee

  • Convener: Brett Kostrzewski (Alamire Foundation/KU Leuven)
  • Scientific Committee: David Burn (Alamire Foundation/KU Leuven), Anne-Emmanuelle Ceulemans (UC Louvain), Antonio Chemotti (KBR/Alamire Foundation/KU Leuven), Émilie Corswarem (Université de Liège), Brett Kostrzewski (Alamire Foundation/KU Leuven)
  • Organizing Committee: Antonio Chemotti (Alamire Foundation/KU Leuven/KBR), Anne-Emmanuelle Ceulemans (UC Louvain), Bart Demuyt (Alamire Foundation/KU Leuven), Ann Kelders (KBR/Alamire Foundation), Brett Kostrzewski (Alamire Foundation/KU Leuven)

Sponsors and Partners: KU Leuven, Alamire Foundation, the Royal Library of Belgium (KBR), and the Fonds Wetenschappelijk Onderzoek (FWO)

Contact

For questions, please contact Brett Kostrzewski.

Appel à contributions – colloque international « Le palais des princes-évêques de Liège au XVIe siècle. Pouvoir, culture et architecture, à la Renaissance »

Dates : 10 et 11 mars 2027

Lieu : Palais provincial et ULiège (Place Saint-Lambert, 18A & Place du 20-Août, 7)

Date dépôt des soumissions : 30 septembre 2026

Présentation

Le palais des princes-évêques de Liège constitue l’un des témoins majeurs de l’influence politique, sociale, artistique et culturelle exercée par la principauté épiscopale au cours du Moyen Âge et de l’Époque moderne. Cette influence perdure encore au XIXe siècle, comme l’illustrent les nombreuses campagnes de restauration dont l’édifice fit l’objet, poursuivies de manière soutenue jusqu’aux années 1970.

Lieu d’exercice du pouvoir souverain depuis plus de douze siècles, cet ensemble architectural a successivement abrité la résidence des princes-évêques ainsi que les principales institutions administratives et judiciaires de la principauté. Devenu palais national en 1794, puis palais de justice, il accueille depuis l’indépendance de la Belgique les services du Gouvernement provincial.

La centralité qu’il occupe dans la topographie urbaine comme dans l’histoire institutionnelle liégeoise constitue un observatoire privilégié pour comprendre les mutations politiques, sociales et culturelles de l’époque moderne. Monument emblématique autant que lieu de pouvoir, il offre en effet une lecture unique de l’évolution de la principauté à travers ses fonctions successives, ses restaurations et la stratification de ses formes architecturales.

Argumentaire

Véritable palimpseste architectural, l’édifice qui nous est ainsi parvenu combine différentes époques de construction aux styles architecturaux bien distincts. Époque faste pour la principauté épiscopale de Liège, le XVIe siècle apparait comme une période charnière dans le développement du site. Érard de la Marck (1472-1538) y tient un rôle majeur. Son règne marqua d’une empreinte indélébile l’histoire institutionnelle liégeoise, tout comme son mécénat qui illustre à merveille l’effervescence intellectuelle et culturelle qui anime les cours européennes à la Renaissance. Mais, si sa figure d’homme d’État et d’homme de culture s’avère relativement bien cernée, son intervention précise sur le palais reste mal étudiée, ce que l’examen critique des archives entend précisément éclairer.

Selon l’historiographie traditionnelle, l’édifice aurait été agrandi et modernisé, sous son règne, dans un style gothique tardif rehaussé d’influence Renaissance à partir d’un complexe jugé en ruine des suites d’un incendie dévastateur. La mise en place des deux cours, des galeries et de leurs colonnes constituerait dans ce cas le témoignage le plus manifeste de son intervention généralement considérée comme le fruit d’une seule campagne menée entre 1526 et 1534. Peu d’auteurs font état de la complexité du programme architectural élaboré à la demande du prélat, ni d’ailleurs de ses possibles évolutions au cours de son règne, et encore moins des éventuels travaux organisés par les princes-évêques qui lui succédèrent pendant le XVIe siècle. L’analyse systématique des archives comptables, administratives et narratives permet toutefois de nuancer cette vision linéaire et d’en restituer la dynamique réelle.

Malgré l’importance reconnue de son action, la recherche souffre encore d’un manque d’études approfondies sur la planification, la chronologie et les ambitions exactes du programme de construction commandé par Érard de La Marck. Les travaux récents menés par l’Université de Liège soulignent d’ailleurs l’existence de nombreuses zones d’ombre, tant dans les sources écrites que dans l’analyse matérielle du bâti, notamment en ce qui concerne les transformations ultérieures du XVIe siècle opérées par ses successeurs. Dans ce contexte, le dépouillement, la confrontation et la relecture critique des archives constituent un levier central du projet, en dialogue étroit avec les données archéologiques et les approches matérielles – conduites dans le cadre de projets universitaires, afin de réévaluer ces chantiers, leurs rythmes, leurs acteurs et leurs finalités.

Axes de recherche

Ce colloque propose d’étudier le palais épiscopal au XVIe siècle sous trois angles complémentaires– politique, culturel et architectural – et dans une approche résolument interdisciplinaire afin de renouveler en profondeur notre compréhension de cet édifice majeur de la Renaissance.

  1. Contexte historique et politique

Il s’agira d’analyser la place de la principauté épiscopale de Liège dans le « concert des nations » européennes. La position stratégique de Liège au sein du Saint-Empire, mais aussi sa situation aux confins des Pays-Bas bourguignons puis espagnols, de la France et des principautés italiennes, en fait un acteur diplomatique et économique essentiel. Cette mise en perspective permettra de comprendre comment les relations internationales ont influencé la politique princière, le mécénat, et plus particulièrement la reconstruction du palais après 1526.

  1. Contexte culturel, artistique et intellectuel

D’Érard de la Marck à Ernest de Bavière, tous les princes-évêques qui occupèrent le palais au XVIe siècle y inscrivirent, à des degrés divers, l’empreinte de leur pouvoir et de leur vision politique. Parmi eux, Érard de la Marck se distingue par l’ampleur et l’audace de son action : en reconfigurant profondément l’édifice et en le dotant de galeries au style et au décor d’une remarquable singularité, il fit de l’édifice bien plus qu’une résidence – un véritable manifeste architectural et politique. Quel sens donner à ses choix ? De quelles sources d’inspiration procèdent-ils et quelles ambitions traduisent-ils ?

Si ces questions ont déjà nourri d’abondants débats, un autre angle mérite d’être exploré : celui de la réception et de l’appropriation des lieux par les successeurs d’Érard au cours du XVIe siècle. Comment ont-ils investi cet héritage ? Se sont-ils inscrits dans sa continuité ou ont-ils cherché, à leur tour, à imprimer leur marque dans l’aménagement du palais ? À travers ces interrogations se dessine un enjeu plus large : l’effervescence artistique et culturelle qui anima Liège au XVIe siècle – portée par des figures majeures comme Lambert Lombard et Dominique Lampson – trouva-t-elle des échos au palais ? L’édifice fut-il un des foyers de ce renouveau intellectuel et esthétique, ou demeura-t-il en marge de cette dynamique ? En d’autres termes, le palais fut-il le miroir, le vecteur ou l’un des moteurs de cette vitalité culturelle ?

  1. Contexte architectural et matériel : chantiers, matériaux et techniques

La troisième thématique portera sur l’histoire du chantier et les pratiques constructives du XVIe siècle. Cela inclut : l’organisation des chantiers (planning, financement, logistique) ; les acteurs impliqués (commanditaires, artisans, ateliers, instances de contrôle) ; l’approvisionnement en matériaux, facilité par les réseaux hydrographiques et commerciaux liégeois (pierre locale, importations régionales ou internationales) ; les techniques et savoir-faire observables dans les éléments sculptés et les structures. Les approches méthodologiques récentes, qu’elles soient archéologiques, architecturales ou matérielles, ouvrent la voie à une compréhension renouvelée de ces chantiers monumentaux. L’étude de la diversité des matériaux et des mises en œuvre successives permettra notamment de préciser la chronologie des campagnes de construction et de mesurer l’implication concrète des princes-évêques du XVIe siècle.

Conclusion

En combinant histoire institutionnelle, histoire de l’art et archéologie du bâti, ce colloque ambitionne de proposer une vision globale et intégrée du palais des princes-évêques au XVIe siècle. Il offrira une plateforme essentielle pour réexaminer les enjeux de pouvoir, les ambitions culturelles et les innovations architecturales qui ont façonné ce monument emblématique de la Renaissance liégeoise.

Modalités de proposition

Les projets de communication doivent prendre la forme d’un fichier attaché format .rtf, .doc, .docx. Il aura pour titre le nom de l’auteur/des auteurs de la proposition et comprendra :

  • un titre ;
  • l’axe de recherche dans lequel s’intègre la proposition ;
  • un résumé de 500 mots maximum en FR et en EN ;
  • une brève présentation de l’auteur, la langue (FR ou EN) de la communication, l’université ou l’organisme de recherche d’affiliation, l’adresse électronique du proposant.

À envoyer à : philippe.sosnowska@uliege.be

Comité organisateur

  • Dominique Allart (UR Transitions – ULiège)
  • Julien Maquet (Trésor de Liège – ULiège)
  • Laetizia Puccio (Archives de l’État – ULiège)
  • Philippe Sosnowska (URAAP/Laboratoire DIVA – ULiège)

Comité scientifique

  • Dominique ALLART (ULiège) 
  • Flaminia BARDATI (Sapienza Università di Roma)  
  • Krista DE JONGE (KULeuven)  
  • Christian DURY (Évêché de Liège)  
  • Stefaan GRIETEN (VAI)
  • Julien MAQUET (Trésor de Liège – ULiège)   
  • Cécile OGER (ULiège)
  • Laetizia PUCCIO (Archives de l’État – ULiège) 
  • Philippe SOSNOWSKA (ULiège) 
  • Michael WATERS (Columbia University)

Publication

Les actes du colloque feront l’objet d’une publication dans le Bulletin de la Société d’Art et d’Histoire du diocèse de Liège.

Midi CRHiDI : Le miracle fait texte. Lire l’expérience dévotionnelle à travers les récits de miracles mariaux (Pays-Bas méridionaux, XVIIe siècle)

Date : 11 mai 2026, 12h-14h

Lieu : UCLouvain Saint-Louis – Bruxelles (Bvd du Jardin Botanique, 43, 1000 Bruxelles). Salle P61

Mis sur pied en 2014, les Midis du CRHiDI sont l’occasion de donner la parole aux chercheur·e·s du centre (ou d’institutions extérieures) afin de présenter une recherche en cours. Ils doivent permettre de montrer l’actualité des recherches en histoire du droit, des institutions et de la société telles qu’elles sont menées actuellement.

Intervenante : Oriane Dubois (UCLouvain, campus Louvain-la-Neuve)

Conversions fulgurantes, guérisons de maux incurables, résurrections d’enfants, repousses de membres, délivrances d’âmes et autres assistances en tous genres : tels sont les types de miracles relatés, les uns à la suite des autres, dans les livrets de pèlerinage mariaux publiés dans les Pays-Bas méridionaux au XVIIe siècle. Ces histoires courtes et répétitives se sont longtemps soustraites, en raison de leur caractère jugé trop formalisé, à une analyse historienne approfondie : les témoignages des miraculés, une fois compilés et mis en récit sous le poids de la plume de scribes soumis à d’exigeantes nécessités institutionnelles, ne seraient-ils pas, au bout du compte, de simples véhicules des principes doctrinaux défendus par le concile de Trente ?

Lors de cette séance, Oriane Dubois s’attachera à démontrer la lisibilité de l’expérience dévotionnelle des populations touchées par le miracle dans les textes qui les mettent en scène – tirant ainsi profit des avancées récentes de l’histoire socioculturelle du religieux. Le développement et l’application d’une grille analytique articulant des approches quantitative, structurelle et sémiotique, soutenue par une armature conceptuelle solide, permettent d’envisager les récits miraculaires comme des objets littéraires multiscalaires qui se situent à l’intersection de besoins institutionnels, communautaires et individuels. En tant que productions négociées, ils participent à l’élaboration d’une culture partagée composite autant qu’ils en résultent : les modèles performatifs d’appropriation qui s’y dessinent reconfigurent le rapport à la Vierge et aux miracles, transformant en retour les témoignages des miraculés eux-mêmes et par conséquent les écrits qui en sont tirés. Cette perspective, qui envisage dans un même mouvement les caractéristiques sérielles et narratives des récits miraculaires, dresse un pont méthodologique entre les dimensions discursives et l’empiriques de l’objet-miracle, esquissant l’opportunité d’une lecture croisée des normes et vécus qui le caractérisent.

Conférence – Entre l’atelier et le lecteur. Le commerce du livre imprimé dans la France de la Renaissance

Date : vendredi 15 mai 2026, 13h-15h

Lieu : Salle Helena Maes-Jelinek A1/76, Université de Liège, Place du 20-Août 7, 4000 Liège

Dans le cadre du cours d’Histoire de l’humanisme, l’Université de Liège a le plaisir de recevoir le professeur Malcolm Walsby (Enssib, Lyon) qui viendra présenter son dernier livre intitulé Entre l’atelier et le lecteur. Le commerce du livre imprimé dans la France de la Renaissance (PUR, 2025).

À cette occasion, il reviendra sur la problématique de la circulation des livres à la Renaissance, un chaînon de l’écosystème livre trop longtemps négligé par l’historiographie française. Fondées sur des sources archivistiques inédites et l’analyse de dizaines de milliers d’exemplaires conservés dans les bibliothèques européennes, ses recherches offrent une approche entièrement renouvelée de l’impact de l’imprimerie dans la France du début de l’époque moderne.

Le cours aura lieu le 15 mai prochain, de 13h à 15h, à la salle Hena Maes-Jelinek (ancien Grand physique, bât. A1 – 1/76). Cette rencontre s’adresse également à un public large de collègues et chercheuses et chercheurs intéressé par cette thématique.

Plus d’informations.

 

Appel à communications – Le palais des princes-évêques de Liège au XVIe siècle. Pouvoir, culture et architecture, à la Renaissance

Date : 10 et 11 mars 2027

Lieu : Palais des princes-évêques, Pl. Saint-Lambert 18a, 4000 Liège

Échéance : 01/09/2026

Les Unités de recherche AAP et Transitions, les Archives Générales du Royaume et le Trésor de Liège lancent un appel à contributions dans le cadre du colloque international relatif à l’histoire du palais des princes-évêques de Liège. Cet évènement scientifique se tiendra dans la Cité Ardente les 10 et 11 mars 2027.

Présentation

Le palais des princes-évêques de Liège constitue l’un des témoins majeurs de l’influence politique, sociale, artistique et culturelle exercée par la principauté épiscopale au cours du Moyen Âge et de l’Époque moderne. Cette influence perdure encore au XIXe siècle, comme l’illustrent les nombreuses campagnes de restauration dont l’édifice fit l’objet, poursuivies de manière soutenue jusqu’aux années 1970.

Lieu d’exercice du pouvoir souverain depuis plus de douze siècles, cet ensemble architectural a successivement abrité la résidence des princes-évêques ainsi que les principales institutions administratives et judiciaires de la principauté. Devenu palais national en 1794, puis palais de justice, il accueille depuis l’indépendance de la Belgique les services du Gouvernement provincial.

La centralité qu’il occupe dans la topographie urbaine comme dans l’histoire institutionnelle liégeoise constitue un observatoire privilégié pour comprendre les mutations politiques, sociales et culturelles de l’époque moderne. Monument emblématique autant que lieu de pouvoir, il offre en effet une lecture unique de l’évolution de la principauté à travers ses fonctions successives, ses restaurations et la stratification de ses formes architecturales.

Argumentaire

Véritable palimpseste architectural, l’édifice qui nous est ainsi parvenu combine différentes époques de construction aux styles architecturaux bien distincts. Époque faste pour la principauté épiscopale de Liège, le XVIe siècle apparait comme une période charnière dans le développement du site. Érard de la Marck (1472-1538) y tient un rôle majeur. Son règne marqua d’une empreinte indélébile l’histoire institutionnelle liégeoise, tout comme son mécénat qui illustre à merveille l’effervescence intellectuelle et culturelle qui anime les cours européennes à la Renaissance. Mais, si sa figure d’homme d’État et d’homme de culture s’avère relativement bien cernée, son intervention précise sur le palais reste mal étudiée, ce que l’examen critique des archives entend précisément éclairer.

Selon l’historiographie traditionnelle, l’édifice aurait été agrandi et modernisé, sous son règne, dans un style gothique tardif rehaussé d’influence Renaissance à partir d’un complexe jugé en ruine des suites d’un incendie dévastateur. La mise en place des deux cours, des galeries et de leurs colonnes constituerait dans ce cas le témoignage le plus manifeste de son intervention généralement considérée comme le fruit d’une seule campagne menée entre 1526 et 1534. Peu d’auteurs font état de la complexité du programme architectural élaboré à la demande du prélat, ni d’ailleurs de ses possibles évolutions au cours de son règne, et encore moins des éventuels travaux organisés par les princes-évêques qui lui succédèrent pendant le XVIe siècle. L’analyse systématique des archives comptables, administratives et narratives permet toutefois de nuancer cette vision linéaire et d’en restituer la dynamique réelle.

Malgré l’importance reconnue de son action, la recherche souffre encore d’un manque d’études approfondies sur la planification, la chronologie et les ambitions exactes du programme de construction commandé par Érard de La Marck. Les travaux récents menés par l’Université de Liège soulignent d’ailleurs l’existence de nombreuses zones d’ombre, tant dans les sources écrites que dans l’analyse matérielle du bâti, notamment en ce qui concerne les transformations ultérieures du XVIe siècle opérées par ses successeurs. Dans ce contexte, le dépouillement, la confrontation et la relecture critique des archives constituent un levier central du projet, en dialogue étroit avec les données archéologiques et les approches matérielles – conduites dans le cadre de projets universitaires, afin de réévaluer ces chantiers, leurs rythmes, leurs acteurs et leurs finalités.

Axes envisagés

Ce colloque propose d’étudier le palais épiscopal au XVIe siècle sous trois angles complémentaires–politique, culturel et architectural – et dans une approche résolument interdisciplinaire afin de renouveler en profondeur notre compréhension de cet édifice majeur de la Renaissance.

1. Contexte historique et politique

Il s’agira d’analyser la place de la principauté épiscopale de Liège dans le « concert des nations » européennes. La position stratégique de Liège au sein du Saint-Empire, mais aussi sa situation aux confins des Pays-Bas bourguignons puis espagnols, de la France et des principautés italiennes, en fait un acteur diplomatique et économique essentiel. Cette mise en perspective permettra de comprendre comment les relations internationales ont influencé la politique princière, le mécénat, et plus particulièrement la reconstruction du palais après 1526.

2. Contexte culturel, artistique et intellectuel

D’Érard de la Marck à Ernest de Bavière, tous les princes-évêques qui occupèrent le palais au XVIe siècle y inscrivirent, à des degrés divers, l’empreinte de leur pouvoir et de leur vision politique. Parmi eux, Érard de la Marck se distingue par l’ampleur et l’audace de son action : en reconfigurant profondément l’édifice et en le dotant de galeries au style et au décor d’une remarquable singularité, il fit de l’édifice bien plus qu’une résidence – un véritable manifeste architectural et politique. Quel sens donner à ses choix ? De quelles sources d’inspiration procèdent-ils et quelles ambitions traduisent-ils ? Si ces questions ont déjà nourri d’abondants débats, un autre angle mérite d’être exploré : celui de la réception et de l’appropriation des lieux par les successeurs d’Érard au cours du XVIe siècle. Comment ont-ils investi cet héritage ? Se sont-ils inscrits dans sa continuité ou ont-ils cherché, à leur tour, à imprimer leur marque dans l’aménagement du palais ? À travers ces interrogations se dessine un enjeu plus large : l’effervescence artistique et culturelle qui anima Liège au XVIe siècle – portée par des figures majeures comme Lambert Lombard et Dominique Lampson – trouva-t-elle des échos au palais ? L’édifice fut-il un des foyers de ce renouveau intellectuel et esthétique, ou demeura-t-il en marge de cette dynamique ? En d’autres termes, le palais fut-il le miroir, le vecteur ou l’un des moteurs de cette vitalité culturelle ?

3. Contexte architectural et matériel : chantiers, matériaux et techniques

La troisième thématique portera sur l’histoire du chantier et les pratiques constructives du XVIe siècle. Cela inclut : l’organisation des chantiers (planning, financement, logistique) ; les acteurs impliqués (commanditaires, artisans, ateliers, instances de contrôle) ; l’approvisionnement en matériaux, facilité par les réseaux hydrographiques et commerciaux liégeois (pierre locale, importations régionales ou internationales) ; les techniques et savoir-faire observables dans les éléments sculptés et les structures. Les approches méthodologiques récentes, qu’elles soient archéologiques, architecturales ou matérielles, ouvrent la voie à une compréhension renouvelée de ces chantiers monumentaux. L’étude de la diversité des matériaux et des mises en œuvre successives permettra notamment de préciser la chronologie des campagnes de construction et de mesurer l’implication concrète des princes-évêques du XVIe siècle.

En combinant histoire institutionnelle, histoire de l’art et archéologie du bâti, ce colloque ambitionne de proposer une vision globale et intégrée du palais des princes-évêques au XVIe siècle. Il offrira une plateforme essentielle pour réexaminer les enjeux de pouvoir, les ambitions culturelles et les innovations architecturales qui ont façonné ce monument emblématique de la Renaissance liégeoise.

Modalités de soumission

Les projets de communication doivent prendre la forme d’un fichier attaché format .rtf, .doc, .docx. Il aura pour titre le nom de l’auteur/des auteurs de la proposition et comprendra :

  • un titre ;
  • l’axe de recherche dans lequel s’intègre la proposition ;
  • un résumé de 500 mots maximum en FR et en EN ;
  • une brève présentation de l’auteur, la langue (FR ou EN) de la communication, l’université ou l’organisme de recherche d’affiliation, l’adresse électronique du proposant.

Les propositions de communication sont à envoyer à Philippe Sosnowska (philippe.sosnowska@uliege.be).
Date dépôt des soumissions : 1 septembre 2026
Validation des soumissions : 5 octobre 2026

Comité organisateur :
Dominique ALLART (UR Transitions – ULiège)
Julien MAQUET (Trésor de Liège – ULiège)
Laetizia PUCCIO (Archives de l’État – ULiège)
Philippe SOSNOWSKA (URAAP/Laboratoire DIVA – ULiège)

Comité scientifique
Dominique ALLART (ULiège)
Flaminia BARDATI (Sapienza Università di Roma)
Krista DE JONGE (KULeuven)
Christian DURY (Évêché de Liège)
Stefaan GRIETEN (VAI)
Julien MAQUET (Trésor de Liège – ULiège)
Cécile OGER (ULiège)
Laetizia PUCCIO (Archives de l’État – ULiège)
Philippe SOSNOWSKA (ULiège)
Michael WATERS (Columbia University)

Les actes du colloque feront l’objet d’une publication dans le Bulletin de la Société d’Art et d’Histoire du diocèse de Liège.

Journée d’études – Libre-arbitre / serf-arbitre : les années tourmentées d’Érasme et Luther (1524-1527)

Date : vendredi 8 mai 2026, 10h-15h

Lieu : Maison d’Érasme, Rue de Formanoir 31, 1070 Bruxelles

Libre arbitre ou serf arbitre : sommes-nous vraiment libres ?

Il y a cinq cents ans, un débat enflamme l’Europe : l’être humain est-il vraiment libre ?
À travers l’affrontement intellectuel entre Érasme et Martin Luther, cette rencontre vous plonge au cœur d’une controverse décisive qui a bouleversé l’histoire religieuse et culturelle de l’Occident. Spécialistes invités éclaireront ces années 1524-1527 où s’opposent libre arbitre et serf arbitre, dialogue et rupture. La matinée se prolongera par un déjeuner au jardin, avant une visite guidée thématique de la Maison d’Érasme. Une occasion stimulante de réfléchir ensemble à ce que signifie, hier comme aujourd’hui, être libre.

10h
Introduction par Hélène Haug (Maison d’Érasme)

10h20
Marie Barral-Baron (Université Marie & Louis Pasteur, Besançon) : « Le Libre arbitre d’Érasme : défendre la grâce pour mieux protéger l’ancienne Église »

10h55
Matthieu Arnold (Université de Strasbourg) : « Du Serf arbitre de Martin Luther à l’élection de Jean Calvin »

11h30
Pause

11h45
Maria Fallica (Université de La Sapienza, Rome) : « Truth and time : the polemic against Luther in the Hyperaspistes »

12h15
Discussion

12h30
Lunch offert au jardin

13h30-15h
Visite guidée de la Maison d’Érasme avec accent thématique

En pratique

Vendredi 8 mai 2026 de 10h à 15h

  • Matinée : conférences-débats
  • Lunch offert au jardin
  • Après-midi : visite guidée

Entrée : 5 euro (inclut la matinée de conférences, le lunch et la visite guidée).
Paiement sur place.
Gratuit sur présentation d’une carte étudiant.

En partenariat avec le Centre Lucien Febvre UR 2273

Plus d’informations

Publication – Un obituaire paroissial et des fragments du ‘Conte du Graal’ aux Archives de l’État à Namur

En décembre 2025, les Archives de l’État à Namur ont pu récupérer, sans difficulté, un document mis en vente aux enchères par une salle privée. Derrière l’intitulé « Registre de sire Gille Burdinne » se cachait, en fait, un obituaire de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Namur datant de la première moitié du XVIe siècle.

Mais qu’est-ce qu’un obituaire ?

Un obituaire est un document nécrologique devant servir à administrer la prière pour les défunts. Ces livres d’archives fonctionnent en quelque sorte comme un calendrier perpétuel : en regard de chaque jour de l’année, on indique le nom des personnes pour l’âme desquelles on doit prier à cette date-là. En outre, les raisons de l’inscription du nom dans l’obituaire sont parfois précisées (donation, parenté avec un membre de la communauté, etc.).

En vertu du décret révolutionnaire de nationalisation des biens ecclésiastiques du 2 novembre 1789, ce document issu des archives de la cure de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Namur constitue par nature un document relevant des archives publiques appartenant à l’État. Le document a donc été récupéré chez le vendeur pour rejoindre le fonds d’archives de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Namur aux Archives de l’État à Namur.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais…

Lorsque le volume est arrivé, il est rapidement apparu que des fragments d’un texte littéraire médiéval avaient été collés sur les plats de reliure de l’obituaire. Grâce à l’aide de Remco Sleiderink (Universiteit Antwerpen), ces fragments difficilement lisibles ont pu être identifiés : il s’agit d’extraits du « Conte du Graal », célèbre roman arthurien dans lequel Chrétien de Troyes narre la quête du Graal par Perceval.

Si la surprise est belle, les fragments n’étaient toutefois pas totalement inconnus, dans la mesure où ils avaient été observés dès 1970 par le philologue belge Omer Jodogne (1908-1996), à une époque où le manuscrit se trouvait encore dans une collection privée.

Cet exemple souligne toute l’importance du travail de veille à réaliser sur les sites de ventes aux enchères : cette tâche essentielle mais chronophage permet en effet le retour dans la sphère publique de documents présentant une grande valeur patrimoniale.

Source

Conférence – À la découverte du dernier tableau de Michel-Ange (Michel Draguet)

Date : Lundi 9 et Mardi 10 mars 2026

Lieu : Place du Trône 4, 1000 Bruxelles – Palais des Académies – Écuries royales

La découverte d’une nouvelle œuvre de Michel-Ange constitue un double évènement. D’une part, elle constitue en soi une expérience singulière qui mérite d’être analysée et, d’autre part, elle impose de revoir ce que nous connaissons d’une œuvre en intégrant la nouveauté que représente pareille découverte. Deux cours-conférences s’articuleront à partir de ces deux points pour explorer les enjeux d’une telle découverte.

1. La Pietà des Spirituali : à la recherche de la main de Michel-Ange (09/03/2026 – 17h)
Dans ce premier exposé, il s’agira de présenter les conditions de découverte d’un tableau jusqu’alors inconnu. Comment une œuvre de ce type ressurgit du néant sans que le marché ne la repère. Comment ensuite procéder pour aller au-delà de la simple évidence (l’œuvre porte un double monogramme) et progresser dans l’identification : les examens de laboratoire offrent une première base sur laquelle la recherche des sources, l’analyse stylistique, l’étude de provenance et la mise en contexte doivent enrichir et étoffer. C’est à une synthèse de cet exercice que nous nous livrerons en comparant les éléments constitutifs du tableau aux autres représentations nées de la main de Michel-Ange. Avec une attention particulière pour les œuvres contemporaines de la Pietà des Spirituali : les fresques pour la chapelle Pauline au Vatican et la Pietà Bandini sculptée par l’artiste pour orner son propre tombeau : une plongée dans les profondeurs matérielles, techniques et iconographique d’une œuvre.

2. La Pietà des Spirituali en contexte : Michel-Ange en situation (10/03/2026 – 17h)
Dans ce second exposé, il s’agira de partir des éléments glanés lors de l’analyse de l’œuvre pour intégrer ce tableau dans la production de l’artiste. L’authentification ne se fondera pas sur l’intériorité de l’œuvre, mais sur sa mise en contexte. Signée, mais pas clairement datée, la peinture participe-t-elle de la recherche menée par l’artiste à l’époque ?  À partir de sa fresque du Jugement dernier pour la Chapelle Sixtine pour aller jusqu’à la Pietà Rondanini, laissée inachevée à sa mort, nous suivrons l’évolution de sa pensée religieuse alors que la chrétienté occidentale se déchire. L’impact de la pensée des Spirituali – un groupe de prélats catholiques défendant un évangélisme catholique qui se fracassera contre l’Inquisition – et de la personnalité de la marquise de Pescara, l’emblématique poétesse Vittoria Colonna, avec laquelle Michelangelo lira Il Beneficio di Cristo constitueront le décor d’une analyse de l’œuvre dans le contexte religieux qui en a sans doute dicté l’exécution. 

Séminaire virtuel international – Faire lire et aimer les grands auteurs de la Renaissance : Rabelais et Shakespeare (FISIER)

English version below

Lieu : en ligne

Date : 30 janvier 2026, à 9h-12h (New York) / 14h-17h (Londres) / 15h-18h (Paris/Padoue) / 22h-01h (Pékin)

La prochaine session du séminaire virtuel international de la FISIER ReNoV/ReNeW :

Faire lire et aimer les grands auteurs de la Renaissance : Rabelais et Shakespeare

La session se déroulera en français et en anglais.

Antoine Compagnon  (Columbia University, Collège de France)  : Un cours sur la Renaissance est une leçon d’ambiguïté [en français]

J’enseigne la littérature française de la Renaissance à Columbia University à New York depuis quarante ans. Les étudiants d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux de 1985. Ils appartiennent à la génération Z, sont nés avec les réseaux sociaux et ont grandi en lisant des textes de 140 caractères. Le XVIe siècle leur est étranger, et c’est très bien ainsi : au moins, ils n’ont pas d’idées préconçues sur cette période qu’il faudrait déconstruire. L’automne dernier, mon cours s’intitulait « Culture, religion et société à la Renaissance » avec, au programme, Rabelais, Montaigne, La Boétie et Marguerite de Navarre. Mais avec le recul, je me rends compte que je leur ai fait lire beaucoup d’Érasme, une lecture essentielle pour tout comprendre de cette période. J’ai beaucoup insisté sur la redécouverte du scepticisme, sur les bouleversements épistémologiques. Un cours sur la Renaissance est une leçon d’ambiguïté.

Alessandra Petrina  (Università degli Studi di Padova)  : Shakespeare, especially Macbeth [in English]

The cultural significance of languages and of their related literatures follows the movements of history. Starting from this premise, I trace shifts and changes in the teaching of Shakespeare in Italian universities at the turn of the millennium, reflecting on how the increased familiarity with the English language on the part of students has changed the way we teach and discuss Shakespeare’s plays. In the second part of my talk, I will focus on an experiment that the University of Padua has conducted for the last four years within its MA program in Modern Languages and Literatures: the creation of a course called “English Literature: Critical and Didactic Approaches”, in which over 20 hours are dedicated to the analysis of a canonical text (often, a Shakespearean tragedy) and its uses for students who want to hone their skills as future literary scholars and/or as future teachers of literature.

Répondants :

  • Romain Menini (Université Gustave Eiffel)
  • Teresa Grant (University of Warwick)

Organisé par :

  • Association Humanisme & Renaissance
  • Centre for the Study of the Renaissance of the University of Warwick
  • Centro sul Rinascimento della Università degli Studi di Padova

Le séminaire est réservé aux membres des sociétés, centres, instituts et laboratoires de recherche qui font partie de la FISIER. Lors de l’inscription, les participant(e)s devront indiquer leur affiliation ainsi que la société, centre ou institut de recherche associé à la FISIER dont ils sont membres. Après la vérification des données, les inscrit(e)s recevront le lien de connexion Zoom la veille du séminaire (n’hésitez pas à nous contacter si vous ne recevez pas le lien).

SI VOUS DÉSIREZ PARTICIPER AU SÉMINAIRE EN LIGNE, VEUILLEZ VOUS INSCRIRE SUR LE LIEN CI-DESSOUS AVANT LE 27 JANVIER 2026. Pour toute information, veuillez contacter fisier.info@gmail.com

Lien d’inscription :

https://zoom.us/meeting/register/cWSmdbX0QnOzg5S0eVGmNA

Sous « Statut ou fonction », veuillez mettre « Chercheur/euse membre de la FISIER », « Doctorant/e membre de la FISIER », « Intervenant/e », etc.

Bien cordialement,

Le Bureau de la FISIER


Place: online

Date: January 30, 2026, at 9am-12pm (New York) / 2-5pm (London) / 3-6pm (Paris/Padua) / 10pm-1am (Beijing)

The next session of FISIER’s online international seminar ReNoV / ReNeW:

Encouraging readers to discover and appreciate great Renaissance writers: Rabelais and Shakespeare

The session will be in French and English.

Antoine Compagnon (Columbia University, Collège de France): A course on the Renaissance is a lesson in ambiguity [in French]

J’enseigne la littérature française de la Renaissance à Columbia University à New York depuis quarante ans. Les étudiants d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux de 1985. Ils appartiennent à la génération Z, sont nés avec les réseaux sociaux et ont grandi en lisant des textes de 140 caractères. Le XVIe siècle leur est étranger, et c’est très bien ainsi : au moins, ils n’ont pas d’idées préconçues sur cette période qu’il faudrait déconstruire. L’automne dernier, mon cours s’intitulait « Culture, religion et société à la Renaissance » avec, au programme, Rabelais, Montaigne, La Boétie et Marguerite de Navarre. Mais avec le recul, je me rends compte que je leur ai fait lire beaucoup d’Érasme, une lecture essentielle pour tout comprendre de cette période. J’ai beaucoup insisté sur la redécouverte du scepticisme, sur les bouleversements épistémologiques. Un cours sur la Renaissance est une leçon d’ambiguïté.

Alessandra Petrina (Università degli Studi di Padova): Shakespeare, especially Macbeth [in English]

The cultural significance of languages and of their related literatures follows the movements of history. Starting from this premise, I trace shifts and changes in the teaching of Shakespeare in Italian universities at the turn of the millennium, reflecting on how the increased familiarity with the English language on the part of students has changed the way we teach and discuss Shakespeare’s plays. In the second part of my talk, I will focus on an experiment that the University of Padua has conducted for the last four years within its MA program in Modern Languages and Literatures: the creation of a course called “English Literature: Critical and Didactic Approaches”, in which over 20 hours are dedicated to the analysis of a canonical text (often, a Shakespearean tragedy) and its uses for students who want to hone their skills as future literary scholars and/or as future teachers of literature.

Respondents:

  • Romain Menini (Université Gustave Eiffel)
  • Teresa Grant (University of Warwick)

Organised by:

  • Association Humanisme & Renaissance
  • Centre for the Study of the Renaissance of the University of Warwick
  • Centro sul Rinascimento della Università degli Studi di Padova

The seminar is reserved for the members of the societies, research groups, labs and institutions that are associated with FISIER. In order to register for the event, participants are required to indicate their affiliation as well as the society, research group or institution associated with FISIER of which they are members. Once the details are verified, registered participants will receive the Zoom link the day before the seminar (don’t hesitate to contact us if you don’t receive the link).    

IF YOU WISH TO JOIN THE ONLINE SEMINAR, PLEASE REGISTER THROUGH THE LINK BELOW BEFORE JANUARY 27, 2026. For any further information, please contact fisier.info@gmail.com  

Registration Link   

https://zoom.us/meeting/register/cWSmdbX0QnOzg5S0eVGmNA

Under « Status or Function », please put « Researcher member of FISIER », « Doctoral student member of FISIER », « Speaker », etc. 

Kind regards,

The FISIER team

 

Exposition – Martin Schongauer. La metamorfosi dell’incisione. Stampe del Museo Wittert

Date : 18 octobre – 30 novembre 2025

Lieu : Casa Natale di Raffaello, Via Raffaello 57, Urbino (Italie)

Martin Schongauer. La metamorfosi dell’incisione

Stampe del Museo Wittert

Organisé par l’Accademia Raffaello en partenariat avec le Musée Wittert (ULiège) dans le cadre du Wittert Project sous la responsabilité de Dominique Allart (ULiège, Transitions).

L’exposition permet de découvrir une sélection de gravures du grand artiste colmarien, mais aussi de Dürer, Cranach et Israhel van Meckenem, auxquelles s’ajoutent des pièces moins connues, illustrant la profonde influence exercée par Schongauer sur ses contemporains. Les estampes exposées proviennent du Musée Wittert. Cette exposition fait suite aux deux expositions organisées précédemment, à la faveur d’un partenariat entre l’Academia Raffaello d’Urbino et le Musée Wittert, dans le cadre du Wittert Project.

Plus d’informations

CONFERENCE – Les tapisseries de la bataille de Pavie. Portraits et narrations visuelles

Date : Jeudi 4 décembre 2025, 18h

Lieu : Salle Hena Maes-Jelinek (Grand Physique), ULiège, Place du 20-Août 7, Liège

Les tapisseries de la bataille de Pavie.

Portraits et narrations visuelles

Par Cecilia Paredes (Université libre de Bruxelles / Urban service patrimoine et urbanisme)

Le musée Capodimonte de Naples conserve dans ses collections une suite de sept tapisseries représentant la bataille de Pavie.  Ce chef-d’œuvre tissé dans les ateliers de tapisseries bruxellois fut offert à l’empereur Charles Quint en 1531. Il figure le triomphe de ses armées devant Pavie le 24 février 1525. Ce succès militaire marqué par la capture du roi de France, François Ier, sur le champ de bataille, connut un retentissement sans précédent.

Les tapisseries de la bataille de Pavie offrent un magnifique portrait de la culture militaire et de la culture artistique de leur temps. En cette année du 500e anniversaire de la bataille, cette conférence est l’occasion d’une immersion, au propre comme au figuré, au cœur du champ de bataille et dans l’imaginaire d’une époque, la Renaissance. 

L’exposé questionnera la singularité de la représentation. Comment l’œuvre reflète-t-elle la portée extraordinaire de l’évènement ? Quels sont les procédés visuels mobilisés et comment ceux-ci s’inscrivent-ils dans une histoire des représentations ? Quelques portraits dans la mêlée aideront à pointer les convergences médiatiques d’une part, et à mettre en lumière, d’autre part, les spécificités du récit visuel de la bataille.

Plus d’informations

CONFÉRENCE – L’humanisme juridique entre nationalismes et histoire transnationale. Présentation du projet ERC ISTHisFrench 

Date : Lundi 10 novembre 2025, 17h30

Lieu : Salle du Conseil FIAL (Collège Erasme), Place Blaise Pascal 1, Louvain-la-Neuve (Belgique)

L’humanisme juridique entre nationalismes et histoire transnationale. Présentation du projet ERC ISTHisFrench

Par le Prof. Xavier Prévost, Professeur d’histoire du droit à l’université de Bordeaux/Institut de recherche Montesquieu, rédacteur en chef de la revue Clio@Themis, responsable scientifique du projet de recherche ERC ISTHisFrench.

L’importance accordée aux cadres nationaux dans l’étude du droit conduit à une compréhension déformée de certains phénomènes juridiques du passé. L’humanisme juridique de la Renaissance constitue un exemple majeur de ce biais, que résume de manière frappante l’expression servant couramment à le désigner : mos gallicus jura docendi . Cette formule, qui réduit l’humanisme juridique à une « méthode française d’enseignement du droit » par opposition à une « méthode italienne » (mos italicus), efface le caractère européen de ce mouvement intellectuel. L’objectif du projet ISTHisFrench est dès lors de démontrer, par l’écriture d’une histoire transnationale de l’humanisme juridique, la construction des nationalismes juridiques cachés derrière l’expression mos gallicus.

Inscription obligatoire : https://forms.gle/ygzV9VjxYZowDV29A

Exposition – Marie de Hongrie. Art & pouvoir à la renaissance

Dates: du 22 novembre 2025 au 10 mai 2026

Lieu: Domaine & Musée royal de Mariemont

Du 22 novembre 2025 au 10 mai 2026, le Domaine & Musée royal de Mariemont présente « Marie de Hongrie. Art & Pouvoir à la Renaissance » l’exposition mettra en lumière le rôle politique, diplomatique et artistique d’une figure centrale du 16e siècle : Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint et gouvernante des Pays-Bas.

Œuvres historiques et installations multisensorielles – combinant modèles 3D, musique, images, animation, danse et vidéo – proposeront une approche renouvelée de la Renaissance.

Un clan, un avenir  

Le Domaine & Musée royal de Mariemont invite à suivre les épisodes vibrants d’une succession impériale sans pareil. L’exposition revient sur les tactiques fructueuses imaginées par la reine et Gouvernante bien connue de nos régions, et son clan familial. 

Contexte historique  

Au milieu du 16e siècle, Charles Quint, empereur et chef de la Maison de Habsbourg, étend son pouvoir sur une grande partie de l’Europe. Cette prédominance est néanmoins fragile et contraint le souverain à de nombreuses stratégies de renforcement. L’une d’elles passe par la préparation de sa succession en faveur de son fils, le futur Philippe II. Face à ces enjeux dynastiques et politiques, Marie de Hongrie, sœur de l’empereur, se révèle une stratège de premier choix.

Femme de pouvoir et stratège 

L’exposition retrace l’épique programme de propagande mené par Marie de Hongrie et son entourage entre 1539 et 1559. Combinant prestige et majesté, elle orchestre une savante mise en scène au service du noyau impérial, impactant par ses actes le cours de l’art et les lignes des territoires européens. Véritable femme de pouvoir et d’innovation, elle fait notamment appel à des artistes influents venus d’Italie, planifie une éclatante tournée de présentation de l’héritier, organise la défense militaire des Pays-Bas et ordonne la construction d’un palais à Binche et d’un vaste domaine de chasse à Mariemont.

« Marie de Hongrie. Art & Pouvoir à la Renaissance » plonge dans les origines de Mariemont pour s’étendre au cœur de l’Europe du 16e siècle. Sous l’égide de la Maison de Habsbourg, l’exposition retrace l’un des plus importants dénouements historiques de la Renaissance !   

Prêts 

Les œuvres présentées sont issues des collections du Musée royal de Mariemont ainsi que d’une quarantaine d’institutions belges et étrangères.  Tableaux, sculptures, dessins et gravures, documents d’archives et pièces archéologiques, éléments d’orfèvrerie originaux seront présentés, certains pour la première fois au public.

Parmi les pièces majeures figurent des portraits attribués à Titien, des éléments de décors sculptés de Jacques Du Brœucq, ou encore deux tableaux aux vues paysagères grandioses signés par Jan Brueghel de Velours et Denijs van Alsloot. L’exposition présente également la grande tapisserie acquise récemment et restaurée pour la circonstance par le Cercle royal des Amis de Mariemont.

Projet MARY4ALL

L’exposition présente également en avant-première quatre installations multisensorielles combinant modèles 3D, musique, images, animation, danse et vidéo. Ces reconstitutions immersives autour de l’art, l’architecture, les paysages et la musique de la Renaissance sont réalisées dans le cadre d’un projet européen d’innovation en médiation numérique, MARY4ALL. Le projet vise à allier patrimoine et technologies numériques au service d’une meilleure compréhension de l’histoire.

Commissariat

L’exposition est réalisée sous le commissariat de Gilles Docquier, Conservateur de la Section Histoire régionale et domaniale, au Domaine & Musée royal de Mariemont & de Krista De Jonge, Professeure émérite en histoire de l’architecture, à la KU Leuven.

Production et partenaires 

L’exposition est coproduite par le Domaine & Musée royal de Mariemont et la KU Leuven, avec le Centre d’études supérieures de la Renaissance de l’université de Tours.

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté la Reine, l’exposition fait également partie du programme du festival Europalia España.

Le projet européen MARY4ALL est cofinancé par le programme Europe créative de l’Union européenne.

*Financé par l’Union européenne. Les points de vue et avis exprimés n’engagent toutefois que leur(s) auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de l’Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture (EACEA). Ni l’Union européenne ni l’EACEA ne sauraient en être tenues pour responsables.

EUROPALIA ESPAÑA

L’exposition fait partie du programme du festival EUROPALIA ESPAÑA (08.10.2025 – 01.02.2026)

Cet automne, EUROPALIA célèbre sa 30e édition avec une grande biennale espagnole. Exactement 40 ans après une première édition en 1985, EUROPALIA ESPAÑA déploiera, du 8 octobre 2025 au 1er février 2026, un programme pluridisciplinaire alliant patrimoine et formes d’art contemporain. Il offrira des perspectives fascinantes sur des thèmes qui nous connectent et nous interpellent. Avec Francisco de Goya comme figure centrale et source d’inspiration, le festival met en lumière la richesse culturelle de l’Espagne à travers les arts visuels, l’architecture, le théâtre, la danse, la musique, la performance, le cinéma et la littérature. Au total, EUROPALIA ESPAÑA comprend pas moins de 150 événements réunissant plus de 120 artistes à travers toute la Belgique.

Informations

Conférence – Jean Second (1511-1536), gloire des Anciens Pays-Bas, par Virginie Leroux

Date : Mardi 7 octobre 2025, à 17h

Lieu : Bruxelles, Palais des académies – Ecuries royales

Issu d’une famille en vue des anciens Pays-Bas, Jean Second (1511-1536) fréquenta la cour de Marguerite d’Autriche à Malines, séjourna à Bruxelles, suivit les cours du milanais André Alciat, à Bourges, et se rendit en Espagne pour rejoindre la cour impériale.

Fauché dans la fleur de l’âge alors qu’il venait d’être nommé secrétaire de Charles Quint, il compte parmi les poètes néo-latins les plus doués de sa génération. Ses Baisers, célébrés par Pierre Louÿs, connurent un succès immédiat et furent imités et traduits dans de multiples langues. Conçus comme un instrument de promotion individuelle et familiale, ses poèmes ont une portée sociale et politique, et témoignent des intérêts variés du jeune poète qui brille autant dans la célébration de l’empereur que dans celle de ses maîtresses et de ses amis, dans la traduction d’épigrammes grecques que dans l’ode ou la silve, dans le récit de ses voyages, ou des catastrophes qui l’ont marqué, que dans la description des monuments qui le séduisent. Graveur, il manifeste également un intérêt prononcé pour les arts et les artistes qui s’y illustrent : il a collaboré avec Nicolas Hogenberg pour le tombeau de Marguerite d’Autriche, correspondu avec le peintre Jan van Scorel, et médité sur la rivalité entre les arts et leurs capacités à restituer le réel.

La parution d’une nouvelle édition de ses Œuvres complètes, à Genève, chez Droz, en 2023, est l’occasion de redécouvrir ce poète remarquable, et d’explorer la richesse de son œuvre.

Virginie Leroux 
a été Maîtresse de conférences de Latin à l’Université de Clermont-Ferrand, puis à l’Université de Reims. Elle est actuellement Directrice d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Études de Paris, où elle occupe depuis 2017 la Chaire de Langue et littérature néo-latines. Ses travaux portent notamment sur la poésie et la théorie poétique néo-latine (Anthologie des théories poétiques néo-latines, Droz, 2018), et sur l’image de Charles Quint (Carolus Quintus : Kaiser Karl V. in der neulateinischen Literatur, Narr Verlag, 2022).

Informations et inscriptions

Conférence – La gravure dans tous ses états. Illustrer les Saintes Ecritures par la gravure : Jan Swart et la Bible Vorsterman (1528), par Gaylen Vankan

Date : Mercredi 1er octobre 2025, à 17h

Lieu : Namur, Palais provincial – Salle du Conseil

Artiste aux multiples facettes, à la fois peintre et dessinateur, Jan Swart (c. 1500-c. 1560) se distingua aussi par ses talents de graveur sur bois. Au cours des années 1520, il déploya à Anvers une remarquable activité d’illustrateur aux côtés de plusieurs imprimeurs, au nombre desquels Willem Vorsterman, avec qui il collabora notamment à l’édition d’un ouvrage majeur : la Bible Vorsterman (1528).
Dans cette conférence, nous mettrons en lumière le rôle prééminent que joua l’artiste dans la genèse de cette bible – l’une des premières imprimées en langue néerlandaise -, pour laquelle il conçut pas moins d’une centaine d’illustrations gravées. Nous nous attacherons ensuite à retracer le destin parfois surprenant de ces bois après 1528. Cette enquête révélera comment certaines matrices, restant la propriété de l’imprimeur ou transitant par d’autres ateliers typographiques, furent remployées, plusieurs décennies durant, afin de satisfaire à de nouvelles exigences éditoriales.

Gaylen Vankan est titulaire d’un doctorat en Histoire, Histoire de l’art et Archéologie obtenu à l’Université de Liège (2023), avec une thèse intitulée Jan Swart van Groningen. Peintre-inventeur de la Renaissance néerlandaise. Depuis 2022, il occupe le poste de conservateur en chef au Musée des Arts anciens du Namurois, où il a notamment assuré le commissariat scientifique de plusieurs expositions. Il est également membre correspondant de l’Académie Royale d’Archéologie de Belgique et collaborateur scientifique du Wittert Project.

Informations et inscriptions