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Appel à contributions : Le miracle dans le catholicisme moderne (XVIe-XVIIIe siècles) : sources, méthodes et renouvellements épistémologiques

Date limite : 14 septembre 2026

English version below

Le miracle dans le catholicisme moderne (XVIe-XVIIIe siècles) : sources, méthodes et renouvellements épistémologiques

Numéro thématique – Giornale di Storia, 2026, 2

À la suite de travaux menés en 2025 lors de la VIIIe édition des Ateliers d’hagiographie de l’Associazione Italiana per lo Studio della Santità, dei Culti e dell’Agiografia, les organisateurs du panel « Sanctuaires et miracles modernes – Santuari e miracoli moderni » proposent d’ouvrir une réflexion autour d’un numéro thématique intitulé « Le miracle dans le catholicisme moderne (XVIe-XVIIIe siècles) : sources, méthodes et renouvellements épistémologiques ».

Au cours de ces 20 dernières années, le miracle moderne a fait l’objet, dans les historiographies anglo-saxonnes, allemandes, italiennes et francophones, d’analyses de plus en plus systématiques, qui formalisent autant sa compréhension théorique que les modalités de son étude. L’éventail de sources mobilisées dans les recherches s’étend en même temps que les cadres méthodologiques et conceptuels servant à les appréhender : imprimés, manuscrits ou objets de culte, sont étudiés à l’aune des développements de l’histoire des sens, du corps et des émotions, qui intègrent les avancées des linguistic et material turns. Ces progressions historiographiques conjointes et pluridisciplinaires (ré)affirment le statut du miracle en tant qu’objet d’étude ; elles permettent de le penser comme un prisme à travers lequel se déclinent les traditionnelles histoires de la sainteté, du pèlerinage et des sanctuaires. Le miracle y est placé au cœur d’un renouvellement herméneutique. Il n’est plus conçu comme le produit d’institutions normatives qui en établissent de manière univoque les critères de définition, mais comme une construction collaborative impliquant l’ensemble de la communauté cultuelle, actualisée par la négociation constante de besoins spirituels, sociaux, culturels et politiques se plaçant sur différentes échelles. Comprendre les influences réciproques qu’il entretient avec les systèmes théologiques, juridiques, narratifs et matériels qui l’entourent revient alors à définir la manière dont les acteurs reformulent et réinterprètent par le miracle les enjeux de leur temps. Le phénomène miraculaire moderne se révèle ainsi comme l’un des points d’observation privilégiés d’une culture religieuse négociée, plurielle et évolutive.

Dans la lignée de ces intuitions, le numéro thématique a pour objectif de dresser un panorama des options heuristiques, théoriques et méthodologiques qui contribuent à penser le miracle dans le contexte catholique moderne (XVIe-XVIIIe siècles) dans la recherche actuelle. Les contributions peuvent être orientées autour de cas d’étude, de sources spécifiques, ou bien participer à une réflexion plus générale sur des méthodes et concepts relatifs à l’étude des miracles. Les abstracts (500 à 1000 mots, en français, en italien ou en anglais) sont à envoyer avant le 14 septembre 2026 à :


The Miracle in Early Modern Catholicism (16-18th Centuries): Sources, Methods, and Epistemological Renewals

Special issue – Giornale di Storia, 2026, 2

Following the work conducted in 2025 during the VIII edition of the hagiography workshops organized by the Associazione Italiana per lo Studio della Santità, dei Culti e dell’Agiografia, the organizers of the panel “Sanctuaires et miracles modernes – Santuari e miracoli moderni” propose to launch a discussion around a special issue titled “Le miracle dans le catholicisme moderne (XVIe-XVIIIe siècle) : sources, méthodes et renouvellements épistémologiques” [The Miracle in Early Modern Catholicism (16-18th Centuries): Sources, Methods, and Epistemological Renewals].

Over the past 20 years, the early modern miracle has been the subject of increasingly systematic analyses in Anglo-Saxon, German, Italian, and French historiographies, which have formalized both its theoretical understanding and the methods used to study it. The range of sources drawn upon in research has expanded alongside the methodological and conceptual frameworks used to analyze them: printed materials, manuscripts, and devotional objects are studied in light of developments in the history of the senses, the body, and emotions, which incorporate advances from the linguistic and material turns. These joint and multidisciplinary historiographical developments (re)affirm the status of the miracle as its own field of study; they allow it to be conceived as a prism through which the traditional histories of sanctity, pilgrimage, and shrines are refracted. The miracle is then placed at the heart of a profound hermeneutic renewal. It is no longer viewed as the product of normative institutions that unambiguously establish its defining criteria, but rather as a collaborative construct involving the entire religious community, shaped by the ongoing negotiation of spiritual, social, cultural, and political needs across various levels. Understanding the reciprocal influences, it maintains with the theological, legal, narrative, and material systems that surround it amounts to defining how actors reformulate and reinterpret the challenges of their time through the miracle. The early modern miraculous phenomenon thus reveals itself as one of the prime vantage points for observing a negotiated, pluralistic, and evolving religious culture.

Building on these insights, this special issue aims to provide an overview of the heuristic, theoretical, and methodological approaches that contribute to the study of miracles in the early modern Catholic context (16th-18th centuries) within current research. Contributions may focus on case studies or specific sources or contribute to a more general reflection on concepts related to the study of miracles. Abstracts (500 to 1000 words, in French, Italian, or English) should be submitted by September 14, 2026, to:

Publication – I cardinali protettori delle corone e le arti in età moderna (É. Corswarem & A. Mora)

Corswarem É. et Mora A. (dir.), I cardinali protettori delle corone e le arti in età moderna, Rome, Viella, 2026, 308 p., 32€ (9791254698976)

Ce volume examine les pratiques de mécénat des cardinaux protecteurs des couronnes à l’époque moderne. Il explore les modalités selon lesquelles la protection des arts, des artistes et des musiciens s’articule avec le statut et les fonctions de ces cardinaux, à la croisée — parfois conflictuelle — de leur fidélité à la cour pontificale et de la défense des intérêts d’une ou de plusieurs couronnes.

Adoptant une perspective interdisciplinaire à l’intersection de l’histoire sociale et culturelle, et de l’histoire de l’art, de la musique et du spectacle, les contributions, conçues comme autant d’études de cas, contribuent à renouveler l’analyse du mécénat des cardinaux protecteurs des couronnes, en l’inscrivant dans la complexité des strates identitaires qui les définissent ainsi que dans les réseaux politiques, culturels et sociaux qu’ils investissent, à Rome comme à l’échelle européenne.

En se départant de la catégorie historiographique du « cardinal amateur d’art et de musique », une autre lecture du mécénat émerge, envisagée comme un art de la médiation entre différentes fidélités et comme un instrument de construction du pouvoir, apte à agir sur les espaces urbains, les institutions, les pratiques rituelles et les réseaux de relations.

Ce volume contient les contributions (par ordre alphabétique) de Fannie Caron-Roy, Émilie Corswarem, Valeria De Lucca, Bernard Dompnier, Irene Fosi, Cecilia Mazzetti di Pietralata, Stefano Lorenzetti, Chiara Pelliccia, Aldo Roma, Jean Sénié et Alessandro Serra.

Émilie Corswarem est maître de recherches du F.R.S.-FNRS et membre de Transitions.

Aldo Roma est ancien post-doctorant à l’Université de Liège. Il est actuellement assegnista di ricerca à l’Università Roma Tre et enseigne le Discipline dello spettacolo à la Sapienza Università di Roma.

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Appel à candidatures – Texte-Image : l’expression figurée, XVIe-XVIIIe siècle (École de printemps, 20-24 avril 2026, GEMCA UCLouvain)

Texte-Image : l’expression figurée, XVIe-XVIIIe siècle

École de printemps 20-24 avril 2026

GEMCA, UCLouvain (Louvain-la-Neuve, Belgique)

Date : 20-24 avril 2026

Lieu : Louvain-la-Neuve (Belgique)

Date limite des candidatures : jeudi 15 janvier 2026

Fort de son expérience dans l’étude des relations texte-image à la période moderne, et en particulier l’étude de l’expression figurée dans ses multiples formes, le Centre d’analyse culturelle de la première modernité (GEMCA) organise une École de printemps, à l’UCLouvain (Belgique) du 20 au 24 avril 2026, visant à rendre ce corpus plus familier et plus accessible tout comme les diverses méthodes pour l’approcher – un corpus dont la connaissance et la compréhension sont essentielles à toute recherche sur la période moderne pour qui veut en saisir les enjeux épistémologiques profonds ainsi que certaines de ses singularités.

L’objectif de cette école de printemps est d’introduire à la connaissance de ces objets, se situant entre le texte et l’image, que l’on peut globalement désigner, en s’inspirant de Robert Klein, sous le nom d’« expression figurée » : emblèmes, devises, allégories, hiéroglyphiques, ekphraseis, iconologies, etc. En outre, cette semaine de formation entend rendre compte des diverses méthodologies qui se sont développées ces dernières années dans le champ élargi des études sur les relations entre texte et image. L’ensemble de cette littérature forme un corpus très varié, dont l’étude a connu un essor remarquable ces dernières années, à la fois en histoire de la littérature et en histoire de l’art. Ces études ont progressivement mis au jour non seulement de nouvelles œuvres (livres, peintures, décors, motifs, etc.) mais ont encore montré la prégnance d’un système de penser à travers tous les champs des savoirs de la période moderne. Ces formes restent cependant encore trop méconnues, en particulier des jeunes chercheurs et chercheuses : elles sont en effet peu enseignées, ou de manière très limitée. La difficulté tient au caractère disparate de ce corpus, composé de livres dont il est malaisé de définir le ou les genres, et d’œuvres d’art qui intègrent le plus souvent des éléments symboliques, allégoriques, ou emblématiques dans des dispositifs plus vastes (tels que des décors de bâtiments religieux ou profanes). Cette difficulté tient également aux enjeux interdisciplinaires qui sont liés à l’analyse de ces objets, entre littérature et histoire de l’art, et aux enjeux de compréhension d’un langage symbolique qui nous est devenu presque entièrement étranger. Car il s’agit bien d’un langage : c’est ce qui fait la cohérence de ce corpus, par-delà son hétérogénéité formelle.

Les différentes activités proposées durant cette école viseront à :

  • Transmettre, à travers des exemples concrets, la connaissance des genres de l’expression figurée, leur lien avec l’art et la littérature, et leurs contexte et évolution ;
  • Présenter de quelle manière ces objets produisent et mettent en œuvre une connaissance et une forme de pensée spécifiques ;
  • Apprendre à construire une méthodologie interdisciplinaire appropriée à l’analyse et à l’étude de l’expression figurée, prenant en compte sa double dimension (verbale et visuelle) ;
  • Montrer comment cette approche de l’expression figurée permet de repenser et de remodeler les différents champs du savoir de la période, et ainsi redéfinir la culture et l’époque dont la pensée figurée participe.

Quel programme : Une semaine de formation intensive et conviviale, combinant des conférences, des séminaires et des ateliers. Le programme est conçu pour que chaque participant·e puisse non seulement acquérir de nouvelles connaissances, mais aussi s’exercer à l’analyse de cas d’étude concrets, et échanger avec les autres participant·es, les membres de l’équipe et les conférencier·es invité·es. Une bibliographie et un portefeuille de lectures seront fournis. Le fonds ancien de la bibliothèque de l’UCLouvain ainsi que les fonds d’archives de l’université nous permettront de consulter directement une partie du corpus.

Pour qui : Priorité sera donnée aux chercheurs et chercheuses juniors mais toute personne travaillant sur la période moderne, en littérature, histoire de l’art et histoire peut soumettre sa candidature.

En quelle langue : les activités seront organisées principalement en français (niveaux recommandés : C1 pour la compréhension orale et écrite ; B2 pour l’expression orale). Les participant·es qui le souhaitent pourront s’exprimer en anglais.

: UCLouvain, Louvain-la-Neuve, Belgique.

Quel coût : Sont pris en charge : 4 nuits d’hôtel ; les déjeuners et pauses ; un dîner (jeudi soir). Sont à charge des participant·es : voyage jusqu’à Louvain-la-Neuve ; les repas du soir (sauf un).

Notre équipe : Agnès Guiderdoni, Giacomo Fuk, Michele Bordoni, Ralph Dekoninck, Aline Smeesters

En savoir plus : Pour toute demande d’information, merci d’envoyer un message à l’adresse suivante : giacomo.fuk@uclouvain.be

Comment candidater : Les personnes intéressées sont invitées à nous faire parvenir au plus tard le 15 janvier 2026, à l’adresse email ci-dessus, un CV et une brève lettre de candidature précisant 1) le sujet de leurs recherches en cours ; 2) leurs attentes par rapport à cette école de printemps. L’inscription sera confirmée au plus tard en fin janvier 2026.


Programme détaillé

Lundi 20 avril

12h Accueil des participant·es et déjeuner

13h30 Introduction

14h Présentation des participant·es et de leurs recherches

***

15h30 Conférence d’Alessandro Benassi (Università Suor Orsola Benincasa, Napoli) : « Un nœud de mots et de choses : une phénoménologie de l’expression figurée » (titre provisoire)

Mardi 21 avril

9h Séminaire de Agnès Guiderdoni (UCLouvain) « Au cœur de l’expression figurée : la figura »

10h30 Atelier – Réserve précieuse

***

14h Séminaire de Giacomo Fuk (UCLouvain) « La figure retrouvée : pour une archéologie du problème texte/image »

16h30 Conférence de Françoise Graziani (Université de Corse) « De la figure au conceptisme » (titre provisoire)

Mercredi 22 avril

9h Séminaire de Ralph Dekoninck, Ingrid Falque, Caroline Herring (UCLouvain) « Iconologie relationnelle et expression figurée hors du livre »

10h30 Atelier

***

14h Excursion dans un site belge représentatif de l’expression figurée (lieu à préciser)

Jeudi 23 avril

9h Séminaire de Michele Bordoni (UCLouvain) « L’intermédialité à l’épreuve de l’expression figurée »

10h30 Atelier

***

14h Séminaire de Aline Smeesters (UCLouvain) « Le motto comme lieu de cristallisation de la pensée symbolique »

16h Atelier aux archives de l’UCLouvain

***

19h Dîner

Vendredi 24 avril

9h Échanges avec les participant·es à la lumière de leurs propres recherches

Lunch de départ

14h Fin des activités

Publication – Imaginer Moïse à l’âge moderne en France (XVIe-XVIIIe siècles), par Mathieu Somon (Peeters Publishers Leuven)

Inspiré par les démarches iconologiques d’Hubert Damisch, Ruth Mellinkoff et Meyer Schapiro, cet ouvrage propose une somme de documents artistiques et discursifs qui soumettent «l’homme Moïse» (Freud) et son histoire à de multiples éclairages. Il interroge en premier lieu ce qu’a pu être pour les artistes modernes le répertoire iconographique inspiré du prophète dont la loi prohibe toute forme de représentation, et dont l’historicité demeure problématique.
Étudiant des œuvres de Nicolas Poussin, Claude Lorrain, Philippe de Champaigne, Charles Le Brun, Laurent de La Hyre, Jean Cousin l’Ancien et le Jeune, Sébastien Bourdon, notamment, le livre tâche aussi de cerner les particularités de leurs réinventions de l’histoire de Moïse et analyse leur aptitude à reformuler la doctrine de l’ut pictura poesis. Il met en évidence les usages de cette iconographie pour les artistes, les fidèles et les puissants. Ce sont donc la faculté interprétative des représentations et fictions modernes de Moïse, mais aussi l’imaginaire qu’elles construisent qui sont examinés dans ces pages.

Informations

Colloque – Quand dire, c’est taire. Parole, silence et performance de l’acte de langage à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles)

Lieu : Université du Luxembourg, site de Belval, Esch-sur-Alzette

Date : 16-17 octobre 2025

Organisateurs : Jérémie Ferrer-Bartomeu (FNRS/UCLouvain, ULiège), Paul-Alexis Mellet (Unige/IHR) et Monique Weis (Uni.Lu)

Ce colloque marque l’aboutissement du premier cycle de recherche (2022-2025) du groupe de recherche sur l’Anthropologie politique et religieuse de la parole (XVIe -XVIIe siècles). Après avoir exploré le serment, l’articulation entre oralité et écriture ainsi que diverses modalités discursives, il recentre l’analyse sur le silence en tant que force d’action et d’expression propre.

Loin d’être un simple négatif de la parole, le silence s’impose comme une dynamique performative singulière, oscillant entre contrainte et choix, autorité et résistance, effacement et intensité du sens. Il peut être imposé (faire taire), adopté comme refuge ou opposition (se taire) , instrumentalisé stratégiquement (taire) ou intégré à des pratiques codifiées (observer le silence). Dans l’Europe moderne, son usage traverse les sphères politique, diplomatique et religieuse, modelant les interactions sociales et les processus de pouvoir.

À travers un programme structuré en quatre axes – économies du silence, formes et manifestations, contextes et situations, résistances et subversions – ce colloque interroge la performativité du silence dans ses dimensions normatives et transgressives. Les communications aborderont les silences narratifs et esthétiques, les stratégies de mutisme diplomatique, les pratiques du secret, la répression de la parole ou encore les résistances tacites à l’autorité.

Programme

Jeudi 16 octobre

14h00 – Paul-Alexis Mellet (Unige/IHR), Introduction

14h15 – Jean-Louis Fournel (Université Paris-VIII), Voulaient-ils publier leur texte ? Livres secrets / livres renvoyés/ livres publiés : quelques cas d’étude italiens de la première modernité (Savonarole, Guiccciardini, Machiavel, Speroni, Campanella)

15h00 – Aurélien Destain (FNR/Uni.Lu), Le silence comme outil stratégique dans les négociations diplomatiques : une étude des Pays-Bas espagnols au XVIIe siècle

Pause

16h15 – Dorian Varenne (Centre Roland Mousnier), Art du silence et pratique du secret dans la diplomatie française du conclave : les élections de Léon XI (1605) et Innocent X (1644)

17h00 – Bastian Felter Vaucanson (Université de Copenhague), Le silence et l’espace social de la dévotion privée dans la France du XVIIe siècle

Visite de site du campus de Belval et de son patrimoine industriel

Vendredi 17 octobre

9h30 – Olivier Spina (Université Lumière Lyon 2), La polysémie du silence : l’exemple du contrôle de la parole politique et religieuse dans l’Angleterre des années 1530

10h15 – Claire Pierrot (Académie de Rennes), Le poids du silence dans le destin du chancelier More et dans l’émergence de L’Utopie

Pause

11h30 – Alexandre Goderniaux (FNS/ULille, UniNE), (Dis)qualifier l’adversaire pour le réduire au silence. Stratégies de désignation dans les libelles des guerres de Religion

12h15 – Sophie Yvert-Hamon (Université de Stockholm), La vérité offusquée. Variations silencieuses dans deux textes de Philippe Duplessis-Mornay

13h00 – Jérémie Ferrer-Bartomeu (UCLouvain), Conclusion

Visite de la ville de Luxembourg

Informations

Ecole de printemps GEMCA – Texte-Image : l’expression figurée, XVIe-XVIIIe siècle

Lieu : UCLouvain, Louvain-la-Neuve, Belgique

Dates : 20-24 avril 2026

Fort de son expérience dans l’étude des relations texte-image à la période moderne, et en particulier l’étude de l’expression figurée dans ses multiples formes, le Centre d’analyse culturelle de la première modernité (GEMCA) organise une École de printemps, à Louvain-la-Neuve du 20 au 24 avril 2026, visant à rendre ce corpus plus familier et plus accessible tout comme les diverses méthodes pour l’approcher – un corpus dont la connaissance et la compréhension sont essentielles à toute recherche sur la période moderne pour qui veut en saisir les enjeux épistémologiques profonds ainsi que certaines de ses singularités.

L’objectif de cette école de printemps est d’introduire à la connaissance de ces objets, se situant entre le texte et l’image, et qu’on peut globalement désigner, en s’inspirant de Robert Klein, sous le nom d’« expression figurée » : emblèmes, devises, allégories, « hiéroglyphiques », ekphrasis, iconologies, etc. En outre, cette semaine de formation entend rendre compte des diverses méthodologies qui se sont développées ces dernières années dans le champ élargi des relations entre texte et image.

L’ensemble de cette littérature forme un corpus très varié, dont l’étude a connu un essor remarquable ces dernières années, à la fois en histoire de la littérature et en histoire de l’art. Ces études ont progressivement mis au jour non seulement de nouvelles oeuvres (livres, peintures, décors, motifs, etc.) mais ont encore montré la prégnance d’un système de penser à travers tous les champs des savoirs de la période moderne. Ces formes restent cependant encore trop méconnues, en particulier des jeunes chercheurs et chercheuses : elles sont en effet peu enseignées, ou de manière très limitée. La difficulté tient au caractère disparate de ce corpus, composé de livres dont il est de surcroît malaisé de définir le ou les genres, et d’oeuvres d’art qui intègrent le plus souvent des éléments symboliques, allégoriques, ou emblématiques dans des dispositifs plus vastes (tels que des décors de bâtiments religieux ou profanes). Cette difficulté tient également aux enjeux interdisciplinaires qui sont liés à l’étude de ces objets, entre littérature et histoire de l’art, et aux enjeux de compréhension d’un langage symbolique qui nous est devenu presque entièrement étranger. Car il s’agit bien d’un langage : c’est ce qui fait la cohérence de ce corpus, par-delà son hétérogénéité formelle.

Les différentes activités proposées durant cette école viseront à :

  • Transmettre, à travers des exemples concrets, la connaissance des genres de l’expression figurée, leur lien avec l’art et la littérature, et leurs contexte et évolution ;
  • Présenter de quelle manière ces objets produisent et mettent en oeuvre une connaissance et une forme de pensée spécifiques ;
  • Apprendre à construire une méthodologie interdisciplinaire appropriée à l’analyse et à l’étude de l’expression figurée, prenant en compte sa double dimension (verbale et visuelle) ;
  • Montrer comment cette approche de l’expression figurée permet de repenser et de remodeler les différents champs du savoir de la période, et ainsi redéfinir la culture et l’époque dont elle participe.

Quel programme : Une semaine de formation intensive et conviviale, combinant des conférences plénières, des séminaires et des ateliers. Le programme est conçu pour que chaque participant·e puisse non seulement acquérir de nouvelles connaissances, mais aussi échanger librement avec les autres participant·es, les membres de l’équipe et les conférencier·es invité·es, s’exercer à l’analyse de documents et soumettre des textes personnels à l’analyse du groupe. Ce programme sera finalisé courant octobre 2025. Une bibliographie et un portefeuille de lectures seront fournis. En plus des reproductions photographiques qui seront utilisées, le fonds ancien de la bibliothèque de l’UCLouvain ainsi que les fonds d’archives de l’université nous permettront de consulter directement une partie du corpus.

Pour qui : Priorité sera donnée aux chercheurs et chercheuses juniors mais toute personne travaillant sur la période moderne, en littérature, histoire de l’art et histoire peut soumettre sa candidature.

En quelle langue : les activités seront organisées principalement en français (niveaux recommandés : C1 pour la compréhension orale et écrite ; B2 pour l’expression orale). Les participant.es qui le souhaitent pourront s’exprimer en anglais.

Notre équipe :

  • Agnès Guiderdoni
  • Michele Bordoni
  • Giacomo Fuk
  • Ralph Dekoninck
  • Aline Smeesters

Pour toute demande d’information, merci d’envoyer un message à l’adresse suivante : giacomo.fuk@uclouvain.be.